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What is an Artist-Run Centre?

Artist-Run Centres (ARCs) emerged in the early 1970s in several Canadian cities. These venues, also called Parallel Galleries, developed as a response to a lack of appropriate exhibition spaces for artists whose priorities were non-commercial, and/or who were not established enough in their careers to be showing in institutional or public galleries. Those ARCs that receive government funding have status as non-profit, and often charitable, organizations. They are typically managed by one or more staff, and a Board of Directors comprised mainly of practicing artists.

 

What We Have, What We Do

Artist-Run Centres are typically located in older buildings in a city's downtown core, and may or may not include: one or more gallery spaces, artists' studios (for which artists pay rent), up to date information about other artist-run centres and galleries across the country (including submission information), historical documents about the centre, publications from across the country (Canadian ARCs are involved in a catalogue exchange program), facilities, support, and assistance for artists producing work (i.e. video editing equipment, computers, recording equipment).

 

Artist-Run Philosophy

The underlying premise of ARCs is that artists are given creative control of their work rather than being constrained by the demands of the market. While commercial galleries serve a vital role in the art community and in society generally, they also favour the production of certain types of artworks, which limits the diversity of artistic experiences available to the public. Of course, ARCs have their own sets of constraints: proposals for exhibitions are reviewed by peer jurors, and must often conform to the art community's standards. However, the nature of their criteria, and the way in which these are established (through a process of on-going dialogue), results in a very different set of constraints than those imposed by the market. For this reason, visitors often find the work they encounter in ARCs to be outside the conventional definitions of what art can and should be.

 

Exhibiting in an Artist-Run Centre

ARCs typically have annual or biannual calls for submissions. Artists submit to the ARC their detailed and meticulously prepared proposals, which include images of previous work. These proposals are then reviewed by a committee of peers established to select the gallery's programming. In Canada, successful applicants receive an artist fee for exhibiting their work. The amount of this fee is established by CARFAC, the national organization responsible for setting the standards for what artists ought to be paid. Artist fees often do not cover production costs, and rarely provide adequate remuneration for the time artists invest in their projects. Many ARCs also assist their out-of-town artists with funding for travel and accommodation so that they can install their work, be present for the opening of the exhibition, and in some cases, give a talk about their approach to art.

 

How Artist-Run Centres are Supported

ARCs in Canada are supported through government grants at federal (Canada Council for the Arts), provincial, and municipal levels. Individual ARCs must apply to these bodies regularly, and have a high degree of accountability to their supporters. They often have a membership base that provides both income and community involvement. ARCs also initiate and host special fundraising events such as silent art auctions and casinos.

 

List of Canadian Artist-Run Centres

Alberta

British Columbia

Manitoba

New Brunswick

Newfoundland and Labrador

Northwest Territories

 Nova Scotia

Ontario

Prince Edward Island

Quebec

Saskatchewan

 Yukon

Qu’est-ce qu’un centre d’artistes autogéré?

Les centres d’artistes autogérés (CAA) voient le jour au début des années 1970 dans plusieurs villes canadiennes. Ces lieux, aussi appelés galeries parallèles, naissent du manque d’espaces d’exposition appropriés pour des artistes dont les priorités ne sont pas commerciales et qui, trop tôt dans leur carrière, ne peuvent présenter leurs oeuvres dans des musées publics ou des galeries institutionnelles. Ces CAA, financés par les gouvernements, ont un statut d’organisme sans but lucratif et souvent d’organisation caritative. Ils sont habituellement gérés par une personne, ou plus, et par un conseil d’administration composé principalement d’artistes en exercice.



Ce que nous avons, ce que nous faisons

Les centres d’artistes autogérés sont souvent situés dans des bâtiments anciens du centre-ville et peuvent compter (ou non) : au moins un espace d’exposition, des ateliers pour les artistes (qui paient un loyer), une information à jour sur les autres centres d’artistes et galeries autogérés à travers le pays (y compris les renseignements pour les appels à projets), de la documentation sur l’histoire du centre, des publications venant de tout le pays (les centres autogérés canadiens participent à un programme d’échange de catalogues), des installations, du soutien et de l’aide pour les artistes qui y produisent des oeuvres (c.-à-d. des installations d’édition vidéo, des ordinateurs, de l’équipement d’enregistrement).

 

Philosophie de l’autogestion

Selon le postulat sous-jacent aux CAA, les artistes détiennent la maîtrise créative de leur travail plutôt que d’être soumis aux exigences du marché. Les galeries commerciales jouent certes un rôle central dans la communauté artistique et la société en général, mais elles favorisent également la production de certains types d’oeuvres, ce qui limite la diversité des expériences offertes au public. Bien sûr, les CAA ont leurs propres contraintes : les propositions d’exposition sont jugées par des pairs et doivent souvent être conformes aux normes de la communauté artistique. Toutefois, la nature même de leurs critères, et la façon dont ces derniers sont établis (par un processus de dialogue constant), font qu’au final ces contraintes sont très différentes de celles qui sont imposées par le marché. C’est pourquoi les visiteurs des CAA estiment souvent que les oeuvres qu’ils y voient dépassent les définitions conventionnelles de ce que l’art peut et devrait être.

 

Exposer dans un centre autogéré

En général, les CAA font des appels à projets annuels ou semestriels. Les artistes envoient par la poste des propositions (qui comprennent des diapositives d’oeuvres précédentes) détaillées et soigneusement préparées. Ces propositions sont ensuite évaluées par un comité de pairs dont la mission est de choisir la programmation de la galerie. Au Canada, les demandeurs retenus reçoivent un droit d’exposition. Le montant de ce droit d’exposition est fixé par CARFAC, l’organisme pancanadien chargé de déterminer les normes relatives aux droits d’auteurs minimums que les artistes devraient percevoir. Souvent les droits d’exposition ne couvrent pas les coûts de production et ne fournissent que rarement une rémunération adéquate pour le temps investi par les artistes dans leurs projets. De nombreux CAA accordent aussi aux artistes qui viennent de l’extérieur de la ville une allocation de voyage et d’hébergement pour leur permettre d’installer leurs oeuvres, d’être présents à l’inauguration de l’exposition et, dans certains cas, de donner une conférence sur leur approche de l’art.

 

Financement des centres d’artistes autogérés

Au Canada, les CAA reçoivent des subventions des gouvernements, tant fédéral (Conseil des Arts du Canada) que provinciaux et municipaux. Les CAA doivent régulièrement faire des demandes à ces organismes et sont soumis à une importante obligation de reddition de comptes. Ils bénéficient souvent de l’appui de membres qui fournissent revenus et participation dans la collectivité. Les CAA organisent et accueillent également des activités de financement, comme des ventes aux enchères par écrit d’oeuvres d’art et des casinos.


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